Doodle Robert Doisneau lhomme qui photographia la magie de linstant

first_imgDoodle : Robert Doisneau, l’homme qui photographia la magie de l’instantEn ce 14 avril 2012, le célèbre Doodle de Googe célèbre le centième anniversaire du photographe Robert Doisneau. Une occasion de replonger dans la vie d’un grand professionnel de l’image, qui a réussit à immortaliser des scènes ordinaires de la vie, en leur donnant une profondeur rare.Aujourd’hui, en allant effectuer une recherche sur le moteur de Google, vous remarquerez une série de photos, dont une, célèbre, ne pourra vous laisser de glace : “le baiser de l’hôtel de ville”, prise en 1950 par le photographe Robert Doisneau.Une scène qui pourrait être tout à fait banale en temps réel, et qui expose tout son romantisme par la fixation de l’instant; le monde passe autour de cette étreinte, et le temps est figé pour les amoureux.Scènes ordinaires, cocasses, d’un monde en perpétuel mouvement; c’est le sujet de prédilection de Robert Doisneau, né il y a tout juste 100 ans, le 14 avril 1912.Après avoir obtenu son diplôme de graveur et lithographe en 1929, Robert Doisneau intègre l’Atelier Ullman en tant que photographe pubicitaire, et en 1931, découvre le courant de la nouvelle objectivité photograpique. Un an plus tard, son premier reportage est vendu au journal l’Excelsior.Quand l’instant devient ArtEn 1934, il devient photographe industriel pour Renault, mais se fait renvoyé du fait de ses retards. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Charles Rado, fondateur de l’agence de photographie Rapho, qu’il intègrera après la seconde guerre mondiale.Robert Doisneau y traite des sujets très divers comme l’actualité parisienne, part réaliser des reportages à l’étranger (en URSS, aux états-unis, en Yougoslavie…), et travaille pour de grands magazines comme Life, Paris-Match ou Regards.Derrière l’objectif, Robert Doisneau voit le monde se mouvoir, élever de grandes structures, et, dans la rue, des scènes à taille plus humaine. Sa rencontre, en 1947, avec Robert Giraud sera le point de départ de nombreux ouvrages, une trentaine dont la banlieue de Paris, en 1949.Entre 1948 et 1953, il devient collaborateur permanent du magazine Vogue, mais n’oublie pas ces scènes de la vie ordinaire qu’il immortalise dans Rue Mouffetard (1951) ou dans les écoliers de la rue Damesme (1956). C’est à cette époque qu’il accepte d’illustrer les textes de son ami Jacques Yonnet dans “La ville des Maléfices” (ex-“Enchantements sur Paris”).Un talent mondialement reconnuEn 1956, Robert Doisneau reçoit le prix Niepce (deuxième distinction après avoir reçu le prix Kodak en 1947), et, quatre ans plus tard, décide de monter une exposition au préstigieux musée d’Art contemporain de Chicago.À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?Le talent de Robert Doisneau, connu et reconnu au niveau mondial, fait l’objet d’une exposition au Festival des Rencontres d’Arles en 1975 et en 1986. Un évènement qui lui décernera de nombreux prix : pour l’Enfant et la Colombe en 1979, Trois secondes d’Eternité en 1980. L’homme remporte également le Grand Prix National de la Photographie en 1983, ainsi que le Prix Balzac trois ans plus tard.En 1992, Robert Doisneau présente une rétrospective au musée d’Art Moderne d’Oxford, une dernière exposition que l’artiste organise de son vivant car, deux ans plus tard, il décède le 1er avril 1994.Si Robert Doisneau a pu trouver que la vie ne représente qu’un instant, il a su en fixer et en immortaliser certains passages, ouvrant la vie de cette “photographie objective” au monde entier. Et à l’heure de la photographie numérique, nombreux sont les photographes amateurs ou professionnels qui s’inspirent tous les jours de son oeuvre.Le 14 avril 2012 à 17:31 • Maxime Lambertlast_img